Pourquoi j'ai créé mon entreprise à 18 ans — et ce que ça m'a vraiment appris
Réflexion personnelle sur l'auto-entrepreneuriat, la responsabilité, la différence entre théorie académique et réalité du terrain.
Créer une entreprise à 18 ans est souvent perçu comme une démarche audacieuse. Mais pour moi, c’était surtout une évidence motivée par l’envie de me confronter à la réalité, bien au-delà de ce que les bancs de l’université pouvaient m’apprendre.
Le saut vers l’inconnu
Tout a commencé par un constat simple : attendre la “bonne opportunité” ou la “permission” pour expérimenter le monde professionnel me semblait risqué. De 2024 à 2025, pendant 18 mois, j’ai géré “ACM Multi-Services”, une auto-entreprise spécialisée dans les espaces verts.
Pourquoi les espaces verts ? Parce que c’est un métier qui ne triche pas. Le résultat est immédiat et palpable.
Ce que l’école ne nous apprend pas
L’économie appliquée, que j’étudiais à Grenoble, modélise le monde avec élégance. Mais le terrain m’a enseigné des leçons impossibles à intégrer dans une équation :
- La valeur de la responsabilité : Quand vous êtes seul aux commandes, chaque erreur vous incombe. Si le client est mécontent, c’est votre réputation qui en pâtit.
- La rigueur opératoire : La discipline nécessaire pour se lever tôt, prospecter, convaincre des clients et maintenir ses engagements est un apprentissage sans prix.
- L’importance du concret : C’est sur le terrain que j’ai compris la différence entre un “concept” et une “solution viable”.
La transition vers la tech et la data
Cette expérience m’a profondément ancré dans une mentalité builder. Gérer une micro-entreprise, c’est construire un système : gestion des leads, des coûts, des plannings. Très vite, j’ai eu envie d’appliquer cette même approche systémique à des problématiques plus complexes, à une échelle différente.
C’est ce désir d’allier approche concrète et systèmes complexes qui m’a poussé vers le MSc en Systèmes d’Information à HEC Lausanne. Aujourd’hui, je cherche des solutions logicielles et des modèles de données avec la même obsession de l’efficacité et du résultat que j’avais pour mes premiers clients.
L’initiative est le seul véritable multiplicateur de valeur. Il ne faut jamais attendre la permission parfaite pour commencer à construire.